Photographie d'un temple japonais.
L'ÉTAT D'ESPRIT

La question de l'état d'esprit est centrale dans la pratique des arts martiaux et il en va de même dans le Ninjutsu. Hatsumi Sensei et bon nombre de Shihan (Instructeurs) nous invitent à nous interroger sur notre pratique, sur son "Pourquoi" et son "Comment".

Loin de toutes considérations sportives, la pratique du Bujinkan Budõ Taijutsu (telle que je l'entends) s'apparente plus à une pratique artistique, ou chaque pratiquant cherche sa propre expression. Nous n'avons ni règles du jeu, ni compétitions, ni classement (si ce n'est les grades qui balisent notre progression). Nous essayons de sortir du cadre où l'on doit devenir le meilleur pour celui ou l'on cherche simplement à devenir meilleur. A chacun donc de définir son meilleur et en ce sens, il n'y a pas de limite.

Néanmoins, la pratique du Ninjutsu demande une certaine discipline comme toute pratique artistique à l'image de la danse, du théâtre ou de la musique. C'est en effet une pratique exigeante qui demande et permet de développer certaines valeurs notamment d'honnêteté, d'humilité, de responsabilité ou encore de respect, pour soi et envers les autres. Elle demande également une certaine dose d'implication que ce soit en terme de temps, d'énergie, d'effort sur soi, d'assiduité, etc.

 

L'aspect martial, pivot central de notre pratique, demande également une certaine droiture d'esprit. Les arts martiaux, et en particulier le Ninjutsu, permettent de travailler et de faire évoluer sa confiance en soi afin d’appréhender la vie avec plus de sérénité. Cela ne peut néanmoins se faire sans une certaine maîtrise de soi et une certaine responsabilisation du pratiquant quant au travail proposé et à l'efficacité des techniques travaillées.

Enfin, une grande part du travail consiste à sortir de sa zone de confort sur les plans physique (gestion de la douleur), psychique (gestion de la pression psychologique) et émotionnel (reconnaissance et compréhension des émotions) pour entrer dans une zone de travail où les considérations personnelles, souvent limitantes, peuvent être réexaminées et reconsidérées pour aller vers plus de liberté intérieure. Cela doit se faire en conscience et en confiance, dans un cadre neutre (sans intérêt personnel) et bienveillant (sans maltraitance ni complaisance).